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INTRA - Intervenir en santé mentale ou comment utiliser les bases des thérapies brèves - 4J

Qu’apporte la thérapie à l’art de guérir ? L’art de guérir se définit comme l’établissement d’un diagnostic et le choix d’un traitement. Celui-ci est le plus souvent mais non exclusivement médicamenteux. La thérapie brève va tenter d’y voir une interaction entre un problème (des faits qualifiés tels, sur base d’une souffrance), des ressources internes et externes de la personne, des exceptions à ce problème, et un objectif vu comme un état désiré, lequel permettra lui-même d’en désirer d’autres… 

Une thérapie n’est pas une analyse. La thérapie, c’est le soin. Etre thérapeute, c’est soigner. 

La connaissance du supposé pourquoi passé n’est ni nécessaire ni suffisante pour changer. Les hypothèses des analyses (y compris de l’analyse systémique d’ailleurs) ont un côté déterministe. Vraies ou fausses, la seule chose qui compte sera l’usage - utile ou destructeur - qui en sera fait.

Le modèle se voudra non normatif, quittera les classiques de la psychopathologie pour ne parler que de problèmes et de solutions.

La brièveté:  L’expression « time sensitive » nous paraît la plus adéquate. Elle correspond à l’idée anglo-saxonne « Keep eyes on the ball ». Pourquoi sommes-nous là ? Quel est l’objectif ? Ce que nous faisons concourt-il à l’objectif ? Ce sont des questions à nous poser à tout moment. C’est la raison pour laquelle nous parlerons de « thérapie focalisée, ciblée » et de « thérapie stratégique » : nous partons d’un problème (concret) et nous visons un objectif, une solution (concrète). Le chemin entre ces deux points est une stratégie. En santé mentale, toutes pathologies confondues, 85% des situations nécessitent moins de 9 séances en moyenne.

La systémique : une vision interactionnelle:  Le thérapeute bref systémicien s’attachera à comprendre les situations cliniques sous l’angle de l’interaction : interaction entre personnes, groupes et événements de vie. Il observera comment, sous l’apparence de faits différents par leurs contextes, se répètent des mêmes jeux interactionnels. Comment malgré des efforts répétés pour bien faire, une personne s’embourbe dans son problème comme dans l’ornière d’un paradoxe.

Définir le cadre et la mission:  Comme dans tout travail de relation d’aide, il est important de définir d’abord le cadre et la mission. Cela n’a rien de spécifique à notre modèle mais ne peut être ignoré.

Si je suis infirmier, quel est mon cadre de travail ? Quel est mon mandat ? Suis-je consulté librement ou dans le cadre d’une astreinte, judiciaire ou autre ?  Si je suis psychiatre, quel est mon cadre ? Quel est mon mandat ? Quelle est ma marge de manœuvre ? Mon intervention s’adresse-t-elle à une personne ou à la famille ? La famille, c’est qui ? Où commence-t-elle et où finit-elle ? À qui allons-nous proposer de participer à notre travail ?

Sommes-nous là pour que le patient change ? Non, seulement pour qu’il choisisse. François Roustang dit dans « Savoir attendre pour que la vie change » (2006) : « Le thérapeute doit être indifférent au résultat et s’attendre tout aussi bien à un échec qu’à un succès de la cure. Sinon, il prendrait la place du patient et se livrerait à un forçage irrespectueux et inefficace. Le patient doit toujours pouvoir renoncer à guérir de son mal-être si cela lui chante ». Une fois fait le choix de changer, alors s’établit avec le thérapeute un mandat circulaire : le patient donne mandat au thérapeute de l’aider vers tel état désiré, tel objectif. En retour et circulairement, le patient aidera le thérapeute à l’aider. L’expert c’est le patient !

L’alliance prime sur les outils. L’alliance c’est un objectif défini et partagé, pas de séduction réciproque. Etre bienveillant ne veut pas dire être bien vu.

Une thérapie active, utilisant ce que le patient apporte. Faire comprendre au patient son rôle d’acteur dans la persistance de son problème – et donc dans sa solution ! – lui fera quitter l’impuissance apprise – l’inhibition de l’action – pour le remettre en action lui rendant ainsi l’espoir !

Créer des solutions différentes. Elargir l’éventail de solutions du patient, le suivre dans son choix de solution (plutôt que lui imposer le nôtre), lui permettre un réel apprentissage par des tâches d’action, tels seront quelques maîtres-mots de la construction de solutions nouvelles.

A la fin de l’action de formation, le professionnel sera capable dans un abord systémique et bref de: 

  • décrire  et co-créer l’Alliance avec le patient
  • distinguer les 5 modèles présentés et leurs caractéristiques: thérapie systémique brève (Palo Alto), hypnose ericksonnienne (Erickson), thérapie orientée solution (de Shazer), thérapie narrative (White), & mouvements alternatifs pluriels (au-delà de l'EMDR de Shapiro).
  • connaître et pratiquer le schéma stratégique d'intervention
  • travailler en résolution de problème, type Palo Alto
  • travailler en orientation solution, type S. de Shazer
  • utiliser les outils de la systémique brève avec indications et contre-indications éventuelles

Equipe de professionnels du soin et/ou de l’intervention psycho-médico-sociale: infirmiers en santé mentale, éducateurs, médecins, psychiatres, psychologues...

4,0 jours

programme détaillé et devis sur demande


L'action de formation débute par une présentation du formateur et de chacun des participants afin de permettre une adaptation optimale du processus pédagogique prévu par le formateur. Elle se déroule ensuite suivant une alternance d'exposés théoriques et pratiques, en conformité avec le savoir-faire de l'organisme de formation afin que les participants puissent régulièrement intervenir pour poser des questions et faciliter le transfert de connaissances. Le formateur s'engage à veiller à permettre aux participants de disposer régulièrement de la possibilité de s'exprimer et d'échanger avec lui et, éventuellement, de confronter sa compréhension des concepts avec les autres participants.

Apports théoriques, illustration par des cas pratiques, mises en situation, vidéos, débriefing. Support pédagogique électronique transmis à l'établissement.

Assiduité des participants attestée par des feuilles d'émargements établies par demi-journée

Différentes modalités d’évaluation de la formation sont prévues:  

Au début: pré-évaluation de l’apprenant à l’aide d’un pré-test permettant d’évaluer ses connaissances de base au départ d’une situation problème rencontrée dans sa pratique.

Pendant: débriefings avec l’intervenant sur les apports théoriques, les mises en situation pratiques et les modalités pédagogiques.

A la fin: post-évaluation de l’apprenant à l’aide d’un post-test permettant d’évaluer ses acquis après l'action de formation sur base de la situation problème initiale, évaluation de la satisfaction à chaud et évaluation de l’impact dans la pratique.

Les résultats de l’évaluation des acquis sont reportés sur l’attestation de formation finale mise à disposition du participant. Les résultats sont établis sur base de la grille suivante: <50% objectifs non acquis, >50% et <70 objectifs en cours d’acquisition, >70% objectifs acquis.

Un questionnaire d'évaluation à froid est soumis au participant dans les mois qui suivent la formation.